Historique

24H - Edition 2019 - ASBL Chemins Croisés - "d’une traite vers Guélack"

Présentation du Projet...

A la fin des années 70, les habitants du village de Guélack au Sénégal voient leurs conditions de vie se détériorer suite à une terrible sécheresse. Deux cousins, Ousmane et Doudou Sow décident de mettre en place une nouvelle dynamique.

Le défi est de taille. Il faudra changer les mentalités, se sédentariser et tenter d’atteindre l’autonomie alimentaire.

Comment cette « révolution » a-t-elle été réalisée ?
- Il faut diversifier les cultures et innover : tomates, choux, riz et même aujourd’hui des pommes de terre.
Toutes ces cultures se font avec des pratiques d’agro-écologie qui ne demandent pas d’engrais ou de pesticides.
Le modèle développé est celui d’une agriculture paysanne et familiale.
- Il est primordial de transmettre les techniques d’agroécologie et de transformation de produits (fromagerie par ex.) acquises. Aujourd’hui, un centre de formation existe. Des jeunes peuvent venir se former 2 ans au village de Guélack et repartent avec un diplôme.
- On est plus fort quand on est ensemble. Actuellement, 450 agriculteurs de la région se sont unis pour former l’UIAPR (Union Interprofessionnelle des agro-pasteurs de Rao). Leur but est d’atteindre pour les populations de la région, l’autonomie en assurant un niveau élevé de sécurité alimentaire, de santé, d’éducation, de formation, et de lutte contre l’exode rural des habitants.
- On constate une volonté de s’étendre en « tâche d’huile ». A leur sortie du centre de formation, certains jeunes ont la possibilité de s’installer dans une micro-ferme de 1 ha dans leur village grâce à un crédit qui leur est octroyé. A leur tour de montrer qu’ils peuvent arriver à l’autonomie. Ils ont maintenant un métier et des revenus pour vivre dignement. Ils sont aussi des modèles pour les autres dans leur village et participent ainsi au développement de leur région.

Projet soutenu par l’asbl Chemins Croisés : développement d’une filière lait
Dans le but de diversifier les revenus, les agriculteurs de l’UIAPR aimeraient améliorer la filière de la production laitière dans la région.
En effet, le zébu est le bovin le plus rencontré en Afrique de l’Ouest. C’est un animal bien adapté à la sécheresse et aux maladies endémiques mais il ne produit que 2 litres de lait quotidiens contre 20 à 30 pour une vache européenne.
En croisant les zébus avec des races européennes, on obtient des individus qui produisent 10 litres de lait/jour et qui gardent les caractéristiques de résistance à la sécheresse et aux maladies.

Malheureusement, les agriculteurs n’ont pas les moyens de se procurer des taureaux européens très chers sur le marché local. L’UIAPR espère donc acquérir 8 bovins de race européenne. Les taureaux géniteurs seront placés chez les éleveurs et les micro-fermiers qui les rendront après insémination au comité de gestion chargé de les replacer chez d’autres. L’amélioration de la race et le changement de la production laitière pourra se mettre en place progressivement dans la région.

De plus, le lait produit par les différents agriculteurs de la région sera acheté à un prix équitable par la fromagerie de Guélack leur assurant ainsi une source de revenus.
Nous espérons avec les bénéfices récoltés grâce aux 24H acheter 6 taureaux et 2 vaches (l’achat des vaches va permettre de produire de nouveaux taureaux « européens » afin de rendre l’entreprise autosuffisante et durable).

En vous unissant à l’asbl Chemins Croisés, à l’UIAPR et aux 24H de Mouscron, vous coopérerez vous aussi à ce projet de développement durable, de solidarité et de lutte pour un monde plus égalitaire.



Le mot du président...

Les 40 ans des «24H» et une 41ème édition...


Si l'année 2018 a été celle de la 40èmeédition des «24h en course libre», c'est donc bien cette année 2019 qui consacre les 40 ans d'existence de la manifestation: en effet, la 1ère édition a bien eu lieu le dernier week-end de septembre 1979, les 29 et 30.

Pour la 1ère édition, nous avons accueilli 32 équipes de 4 concurrents qui se sont relayés pendant le double tour d'horloge. Un préau ouvert avec quelques concerts et un bar, une buvette avec ses spécialités de bières, reclue dans un chalet en bois présent dans le fond de la plaine, des lampes à gaz et quelques guirlandes aux lampes de toutes les couleurs comme seul éclairage, quelques tentes SNJ, un camping libre pour les concurrents, la présence de la Croix-Rouge,.... et puis déjà, un mélange festif incomparable entre la «compétition», la fête, la musique,... dans un esprit festivalier qui augurait un avenir dont personne ne doutait.

Pour sa seconde édition, dans ce même esprit amateur et convivial, 62 équipes s'y sont inscrites, doublant ainsi sur une année les inscriptions aux «24h».

Dès 1980, les organisateurs, eux-mêmes un peu «givrés», ont compris qu'ils avaient mis en branle une manifestation au caractère unique sur la région mouscronnoise.

Les années et les éditions ont suivi, la manifestation n'a cessé de prendre de l'ampleur dans tous les domaines, confirmant chaque année la place des «24h» dans le calendrier mouscronnois, tout en maintenant, autant que possible, le caractère chaleureux, convivial et décalé que tiennent à conserver le Comité des «24h».....
Cependant, tout est devenu plus compliqué avec les années....
L'installation et les exigences techniques, la sécurité à assurer, le public de plus en plus nombreux à accueillir, la logistique à mettre en place, les prix exorbitants demandés par des groupes musicaux et autres activités festives, les bénévoles à mobiliser, ... tout est devenu plus complexe, plus coûteux, plus administratif, ....
Dans le cadre financier, l'apport des différents partenaires et sponsors s'est avéré indispensable au maintien de la manifestation: qu'ils en soient ici encore remerciés chaleureusement!

Si le Comité des «24h» («2l'Aut''Côté») se compose d'une trentaine de personnes qui se réunissent (presque) toute l'année pour la préparation de l'édition suivante, c'est plusieurs centaines de bénévoles qui se mobilisent pendant le week-end pour assurer l'une ou l'autre «tâche»: tenue des bars et des caisses, ravitaillement des contrôleurs, sécurité du public et des concurrents, organisation des courses (adultes, ados, enfants), installation (et désinstallation) de la plaine, organisation du Village associatif, soutien au projet choisi, ....: merci à toutes et tous pour cet engagement bénévole!

Je pense pouvoir dire, au nom du Comité, que notre plus grande fierté est à la fois d'avoir réussi le pari d’organiser une telle manifestation de masse avec le maintien de ce qu'on appelle «l'esprit 24h», et de soutenir chaque année des projets solidaires et humanitaires au travers le projet choisi et les associations présentes au «Village».

Au plaisir de vous rencontrer ces 27-28 et 29 septembre à la plaine «24h»....

Luc Tiberghien, Président des «24h» ... pour l'édition 2019....





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